Que j’envoie

oiseau

Texte librement inspiré du roman d’Anne Loyer.

Ma petite, ma toute douce,
Je sais bien ce que tu penses.
Non, ce n’est pas la peine de parler.
Non, pas la peine de crier.
Je la vois dans tes yeux.
Je la vois.
Ta colère.
Ma colombe.
Toute ta tristesse.

Un jour,
Tu as dit que j’étais un oiseau.
Que j’avais quitté le nid.
Alors que la nuit tombait.
Tu as dit des mots si durs.
Tu as dit alors que j’avais ma valise,
Dans les bras.
Moi, la coupable.

Ma petite, ma frimousse,
Je voudrais tant
Continuer à chanter pour toi.
M’endormir avec ta main
Dans ma main.

Je suis là, tu sais.
Partout.
Tout le temps.
Ne vois-tu pas,
Ma toute douce,
Tout l’amour que j’envoie ?
Comme il dégringole
Du ciel ?

Dis, tu le vois ?

Je voudrais tant,
La faire envoler ta tristesse.
L’envoyer à l’autre bout de la terre.
Non, pas la peine de crier.
Regarde, j’avoue. Je suis la coupable.

Non, pas la peine de me le dire encore.
Je sais.
Je suis un oiseau.
Jamais dans son nid.
Jamais à table.
Le matin, le midi.
Jamais là pour te servir.
Et t’écouter me dire ta vie.

Je sais, mon ange,
Jamais, quand la nuit tombe.
Jamais, quand tu chantes,
Quand tu ris.

Et pourtant,
Je suis là, tu sais.
Quand je passe tout près,
Je t’envoie des gouttes de pluie
Pour laver tes paupières.
Chatouiller tes mains.
Ne vois-tu pas,
Tout l’amour,
Comme il s’affole
Du ciel ?
Lève la tête, ça y est ?

Dis, tu me vois ?

© Arnaud Tiercelin – Tous droits réservés – 03/2016.

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